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Milan, Le lac de Côme...

Dans la galerie Italie

Des velos pris en photo un peu partout...

 

   photos

et dessins

de Pascal Delahaie

sauf mention spéciale

Plougrescant

Le Finistère

L'Ankou dans le Finistère

Dans les croyances bretonnes existe un personnage sinistre qui erre la nuit par les chemins. On l'appelle l'Ankou, et il est l'ouvrier de la mort (oberour ar maro) travaillant pour Dieu. L'Ankou est un être réellement terrifiant à voir. C'est un homme très grand et très mince, qui a l'allure d'un paysan, si bien qu'on le prend souvent pour tel quand on le voit de loin, ou de dos. Il est coiffé d'un large chapeau de feutre noir qui ombrage sa figure, et est revêtu d'un grand manteau tout aussi sombre. Les gens qui l'ont vu de près et décrit disent de lui qu'il n'a pas de nez, que ses orbites sont noires et profondes, et que son squelette n'est recouvert que d'une chair putride et en lambeaux. Et pour qu'il puisse couvrir de son regard toute la région, sa tête vire à 360° sur elle-même.

A la main il tient une faux comme celle des moissonneurs, à cette différence près que la lame de la sienne est retournée vers l'extérieur ; si bien que lorsque l'Ankou fauche, il ne la ramène pas vers lui comme on le fait ordinairement, mais il la lance toujours en avant.

L'Ankou circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Ce funèbre convoi est le "karrig an Ankou", char de l'Ankou (ou "Karriguel an Ankou" littéralement brouette de l'Ankou), remplacé par le "Bag nez", bateau de nuit dans les régions du littoral. Entendre grincer les roues du "Karrig an Ankou" ou croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs de la mort d'un proche.

L'odeur de bougie, le chant du coq la nuit, les bruits de clochettes sont également interprétés comme des signes annonciateurs de mort. L'implacable Ankou nous met en garde contre l'oubli de notre fin dernière. Ces sentences sont gravées sur les murs d'ossuaires ou églises : « Je vous tue tous" (Brasparts et La Roche-Maurice), "Souviens-toi homme que tu es poussière" (La Roche-Maurice) ou encore, inscrit en breton, "La mort, le jugement, l'enfer froid : quand l'homme y pense, il doit trembler" (La Martyre).